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Généralités sur les cultures pluviales

Les cultures pluviales, en particulier les cultures de manioc, de la patate douce (55% en superficie) et du maïs (20% en superficie assurent), assurent largement l'alimentation de base de la population du mandrare. Elles couvrent environ 60% des 25 000 ha cultivés dans la zone. La culture d’arachide y est aussi pratiquée en occupant 20% en superficie. Les légumineuses, sources de protéines mais relativement moins importantes (5%), sont représentées par les haricots, les pois de terre ou voandzou, le niébé. Des cultures maraîchères sont rencontrées le long des rivières ou sur sols de bas-fonds (baiboho) avec des points d’eau permettant l’arrosage. Contrairement aux périmètres irrigués, du fait de la faiblesse de la densité de la population estimée d’environ 10hab/km2, la population a eu la chance de s’accéder facilement aux terrains de culture pluviale. Elles sont pratiquées sur des sols de plateaux à pente très faible ou sur des sols de bas de pente ou des sols alluvionnaires (baiboho). Les collines largement utilisées comme zone de pâturage naturel sont très rarement exploitées.

Avant l’installation du PHBM, parfois pratiquée sur une faible superficie, la culture pluviale était de type traditionnel et extensif. La pratique se traduit par

(i) un faible niveau d’équipement et d’utilisation d'intrants

(ii) une quasi absence de fertilisation ni de souci de gestion de fertilité des sols

(iii) une ignorance de la rotation culturale...etc. La culture sur défriche forestière se pratiquait encore dans certain secteur de la zone.

Les aléas climatiques qui caractérisent la zone limitent beaucoup la production pluviale. Lors de la campagne 2005-2006, la campagne pluviale était pratiquement anéantie par une saison qui a enregistré 313 mm de pluie soit moins du tiers d’une saison normale. Même les variétés les plus adaptées aux déficits hydriques n’ont pas résisté.

Néanmoins, reconnue par sa production annuelle excédentaire, la zone approvisionne le sud en manioc sec et arachide.

Réalisations succinctes

Bien que les cultures pluviales jouent dans la zone un rôle capital pour la sécurité alimentaire de la population, le projet, afin de contribuer à l’amélioration de la productivité a mis des efforts dans la recherche et la diffusion d’espèces et de variétés adaptées aux conditions agro-climatiques locales en particulier selon le gradient pluviométrique et les résistances à la sécheresse. Le travail a été confié par le Centre national de recherche FOFIFA.

Les résultats obtenus sont mis à la disposition de la vulgarisation en faveur des paysans. Les résultats significatifs sont les suivants :

Le maïs :

La culture du maïs est pratiquée sur des sols de bas de pente, sur des sols alluvionnaires ou sur brûlis. En ce qui concerne la situation initiale, les variétés locales cultivées avec des techniques simples affichent un rendement moyen de l’ordre de 800 kg/ha.

Des tests variétaux orientés sur la productivité et la tolérance à la sècheresse ont été menés sur 6 sites durant les deux premières années du projet (2001-2002). Les sites ont été choisis pour couvrir les subdivisions agro-climatiques de la zone. Deux variétés dont POOL 18 et POOL 16 ont été comparées avec les variétés BAKOLY, VOLASOA, IRAT 200 et la variété locale. Des tests de confirmation sont faits sur 05 sites en 2002 et 2003. Les résultats obtenus ont conclus les bonnes performances de la variété POOL 18 par rapport aux autres. En donnant un rendement de 2,3 à 3.5 tonnes /ha, elle sort du lot de cinq variété étudiée avec un rendement trois fois supérieur à celle des cultivars locaux. Les variétés VOLASOA et IRAT 200 plus exigeantes à la pluviométrie sont à conseiller dans la partie nord de la zone.

Durant la campagne 2006-2007, la superficie cultivée en mais est évaluée à 3 320 ha. L’estimation effectuée enregistre une production de 11 700 tonnes avec un rendement moyen de l’ordre de 3.5t/ha. Pourtant, faute de disponibilité de semence POOL 18, la variété IRAT 200 a été vulgarisée durant cette campagne.

Le manioc

La culture se pratique généralement sur des sols de plateaux à pente très faible. Deux types de cultures sont rencontrés dans la région : le manioc de saison (plantation en début saison de pluie) et manioc de contre saison (avant la fin de saison de pluie). Le rendement réalisé varie de 6 à 10t/ha de manioc vert.
Dans le but d’améliorer la production, un test de confirmation variétal a été fait en 2002-2003. Comparées avec un témoin, les variétés suivantes ont été testées : M3, M7, M61, H43 (ou 452) H58 (ou 492), Nylon (ou 519), Miandrazaka (ou 520), Magaroa (ou 71) H 60 (ou 494). Le test a été suivi de multiplication de clone de H43 et M7. La performance du clone 452 (H43) par sa résistance à la virose et sa productivité est confirmée par la recherche. Une phase de multiplication à l’échelle significative et en milieu paysan a été initiée sur 3 ha en 2003-2004.

En 2004-2005, le service suivi évaluation du projet à travers une enquête rendement a enregistré un rendement de 23 tonnes/ha de manioc vert contre 6 à 10 tonnes/ha en 2000 (rapport de Pré-évaluation du projet).

La sécheresse de la campagne 2005 - 2006 a inhibé le développement de cette culture car même les boutures sont devenues rares. Quelques actions visant la relance de la culture seront entreprises pour la campagne 2006-2007 en multipliant les boutures sur 22ha dans les 10 communes.

Le sorgho

A terme, le PHBM, compte remplacer progressivement le maïs par le sorgho compte tenu de la nécessité d’adaptation des systèmes de cultures du haut bassin de Mandrare au contexte pluviométrique de plus en plus aléatoire. Cette orientation est déjà anticipée par la phase de diagnostic.

Le test variétal avec IRAT 204 et BF 80 et le suivi en quarantaine à Toliara d’une variété indienne M 35.1 sont réalisés depuis 2002-2003 sur quatre sites. Les résultats du test ont été confirmés en 2003-2004 et suivis en 2005-2006 par une multiplication de l’IRAT 203 et 204 à une station gérée par le projet.
La diffusion des variétés IRAT 203 et IRAT 204 a déjà été engagée durant la campagne 2006-2007 mais leurs utilisations sont limitées par la disponibilité en semences. Seule 63 kg sont disponibles durant cette période.

Un effort plus consistant sera en vue dans la zone pour la campagne agricole 2007-2008 dans le cadre de la mise en œuvre des actions durables pour la sécurité alimentaire dans le sud. Trois (03) tonnes de semences seront attendues et diffusées pour cette campagne. La campagne sera précéde d’une sensibilisation intense.

Mini projet

L’amélioration des techniques culturales passe à travers l’encadrement des paysans bénéficiaires des mini-projets de démonstration. Des fiches techniques ont été conçues et largement diffusées. Au total, 76 MP de cultures pluviales (5 ha de chaque) sont appuyés. Les contributions du projet portent surtout sur l’approvisionnement des variétés améliorées, la promotion de la mécanisation agricole et les conseils techniques. Ces derniers peuvent être la culture en billon pour le manioc, le sarclage attelé et la rotation avec la culture maraîchère pour le maïs et le sorgho.

   
Etude oignon-ail version provisiore Rapport de campagne FAFAFI 02-03
Fiches variétales 03-04 sols du mandrare
Innovations introduites

 

 


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