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Generalites sur agriculture

Généralités sur le secteur agricole

La zone du haut bassin du Mandrare dispose de plaines et bas-fonds de bonne fertilité, d’un réseau hydrographique relativement dense et d’une pluviométrie assez confortable en années normales. Ces conditions nettement favorables par rapport aux autres régions dans le sud offrent une forte potentialité agricole pouvant offrir la possibilité de cultures diversifiées et de production en quantité. C’est ainsi que la zone était réputée comme « grenier alimentaire de l’Anosy et de l’Androy ».

Le système de production repose sur deux activités principales : la riziculture et l’élevage auxquels sont associés dans une moindre mesure des cultures vivrières en pluviale et des cultures maraîchères de contre saison ainsi que des arbres fruitiers qui sont toutefois limitées à l’autoconsommation. L'enquête menée par le Réseau des Observatoires Ruraux (ROR) définit les principaux critères pour définir la typologie des exploitations agricoles de la zone. Les types d'exploitations recensés sont au nombre de 5 dont les plus vulnérables étant celles sans bovin ni rizière ou les petites exploitations ayant un cheptel bovin inférieur à 6 têtes et une surface rizicole inférieure à 30 ares. Selon l’enquête effectuée en 2003, la taille moyenne de l’exploitation familiale "avec riz" est de 96,4 ares, variant de 36 ares à 2,2 ha selon les types d'exploitation.

Avant tout, la zone dispose un potentiel irrigable élevé. Il se trouve surtout dans les zones Ouest et Centre-Ouest de la zone du projet. Le potentiel est réparti en cinq sous-bassins : Andratina (Ouest) ; Tsivory (Centre) ; Manambolo (Est) ; Voronkatsa et Tamotamo (Centre-Est). L’importance des réseaux hydrographiques offre une grande potentialité en matière d’aménagement hydro agricole et la maîtrise de l’irrigation permet aux paysans de pratiquer deux campagnes de riziculture par an. Pourtant, l’insuffisance et la dégradation des outils de productions n’ont pas permis à la population d’exploiter à bon escient ces potentialités. La plupart des aménagements hydro agricoles sont anciens, certains remontent même à l'époque coloniale. Peu de projets sont intervenus récemment dans la zone : l'opération Microhydraulique, financée par le FED dans les communes de Marotsiraka, Tsivory, Elonty, et Mahaly dans les années 80 et, plus récemment, l'opération Androy, financée par l'UE dans la seule commune d’Imanombo.

Depuis, la zone est reconnue dans le sud par sa production rizicole. Il faut souligner le savoir faire des paysans qui maîtrisent les techniques traditionnelles de production de paddy. Apparemment, le riz se vend facilement dans la zone.

En matière de culture pluviale, la zone dispose des vastes étendus de plateaux faciles d’accès mais faiblement mise en valeur. Les cultures pluviales couvrent environ 60% des 25.000 ha cultivés. Les principales cultures sont le manioc et la patate douce (55% en superficie), le maïs (20%) et l’arachide (20%), les premiers constituant la base de l’alimentation des populations rurales. Les légumineuses, sources de protéines mais relativement moins importantes (5%), sont représentées par les haricots, les pois de terre ou voandzou, le niébé.

Quant aux cultures maraîchères, activités plutôt féminines pendant la saison sèche, elles occupent de petites parcelles et se pratiquent le long des rivières ou sur sols de bas-fonds (baiboho) avec des points d’eau permettant l’arrosage. Les cultures maraîchères sont aussi possibles aussi bien sur rizières que sur tanety à condition que les ressources en eau permettant l’arrosage soient disponibles. La superficie cultivée varie de 0,5 à 10 ares. Elle atteint rarement 20 ares selon les familles et les zones. Le problème d’écoulement des produits était le facteur limitant de la production.

Le climat et l’agriculture dans le Haut Bassin du Mandrare

Le climat du haut mandrare est caractérisé par une saison pluvieuse et chaude suivie par une longue saison sèche de 7 à 9 mois. Des fortes variations inter- annuelles et des épisodes de sécheresses régulières y sont observées. Avec une pluviométrie annuelle allant plus de 800mm, sa partie septentrionale est relativement plus arrosée et à microclimat proche du sub-humide. Par contre, la partie méridionale de la zone avec un climat semi-aride ne bénéficie que 600 à 800 mm de pluie par an. Dans l’ensemble, la pluviométrie se répartit d’une manière erratique et cette irrégularité est sans doute la contrainte la plus importante de l'agriculture de la région. La courte durée de la saison des pluies (de 3 à 4 mois) et le caractère aléatoire de la pluviosité en début de saison imposent une contrainte importante sur la date de mise en place des cultures, la gestion du calendrier cultural mais aussi posent des risques élevés sur la production des cultures pluviales. En outre, la sécheresse sévit avec une certaine ampleur et revient en moyenne trois fois au cours d’une période de dix ans. Quand elle survient, elle diminue les possibilités en culture irriguée, annihile tout espoir de bonnes récoltes en cultures pluviales.

Les principales contraintes

La forte intensité pluviométrique alliée aux effets néfastes des feux répétés, prive les terrains de culture et surtout les terrains en pente d’une couche arable fertile. De là vient principalement la faiblesse des rendements constatée sur les cultures pluviales. L’insuffisance des matières organiques des sols réduit considérablement ses capacités de rétention en eau et conduit rapidement au dépérissement des plantes.

Il convient de noter que le Haut bassin du Mandrare fait partie de l’aire grégarigène du criquet et comme toute la région du sud, elle n’est pas à l’abri de ce fléau d’invasion acridienne.

Sur le plan technique, les variétés utilisées par la population (en particulier le riz) sont sensibles aux attaques de maladie et des ennemis ravageurs. En surcroît, les techniques culturales sont simples et héritées des connaissances empiriques et expériences traditionnelles. Un système durable d’approvisionnement et la maîtrise des intrants et des matériels agricoles laissent encore à désirer.

Le PHBM et le développement agricole

Conscient de cette situation, le PHBM-2 essaie à travers sa Cellule agriculture de contribuer à

(i) promouvoir le développement de système de production agricoles durables, dans le souci d’une gestion durable des ressources naturelles, et de
(ii) valoriser la production en contribuant à la réduction des coûts de transaction commerciale par le désenclavement de la zone du projet, un meilleur accès aux marchés et à l’information commerciale, la réduction des pertes après récoltes et le soutien à l transformation et la commercialisation de la production.

Afin d’atteindre ces objectifs, la cellule s’organise et articule ses activités autour de deux volets :

(i) Le financement des initiatives communautaires par le biais des appuis au mini projet de développement agricole
(iii) Les activités transversales incluant la recherche action, la vulgarisation et les formations.

Durant la première phase du projet, l'appui à la mise en valeur des aménagements réhabilités avait été assuré au programme national de vulgarisation agricole (PNVA). Les démonstrations mises en place ont porté sur l’amélioration des pépinières, le repiquage en ligne, le choix et le tri des semences, l’utilisation de variétés améliorées. Cependant, les thèmes qui portent sur l’intensification, l’utilisation d’engrais, dont le SRI (système de riziculture intensive) n’ont pas fait l’objet d’une action spécifique. Le résultat des actions dites "d’encadrement" n’a pas été réellement sensible, notamment du fait des difficultés de mise en œuvre du PNVA. Un protocole d’accord avait été également signé avec le Centre de formation et d’application du machinisme agricole (CFAMA) et portait sur la démonstration et la promotion de la mécanisation. L’équipement fourni a été très inférieur aux besoins puisque pour les 4 400 ménages ruraux, il existait, en fin de PHBM-I, seulement 481 charrues (11% des besoins) et 1 161 zébus dressés et, sans action massive en première phase dans ce sens, seulement 548 charrettes (12%) recensées. Il n'existait pas de circuit organisé d'approvisionnement en équipement.

Malgré son action modeste au niveau de la vulgarisation des techniques améliorées de production, le PHBM I a eu un effet certain sur le développement agricole de la région. L'impact a été surtout dû au gain tant en superficie réhabilitée qu’en superficie rizicole cultivée. Grâce à la meilleure maîtrise de l’eau résultante, l’intensité culturale serait passée de 90 à 125 % et la production moyenne de paddy par hectare et par an de 1,9 à 2,37 tonnes. La production de la zone s'est accrue de 6 000 t/an. Plusieurs groupements ont été formés à la production maraîchère dans le cadre de la promotion des activités génératrices de revenus. En fin de projet, 600 producteurs qui cultivent une superficie de plus de 10 ha. Le maraîchage est considéré comme une activité lucrative qui procure des rentrées d’argent stables.

Durant la phase-2, avec l’effort d’intensification qui a pris son envol depuis la campagne agricole 2004-2005, une augmentation appréciable de la production doit repartir pour les campagnes à venir. Il s’agit de
(i) l’augmentation de la productivité des cultures irriguées et de tanety par l’adoption de techniques améliorées
(ii) la diversification de la production par la pratique de cultures maraîchères ainsi que l’intensification d’autres cultures pluviales et
(iii) l’augmentation des superficies mises en valeur à travers des efforts d’équipement en matériels et intrants agricoles. L’absence de circuits pérennes d’approvisionnement en facteurs de production est une contrainte encore à lever. Par ailleurs, le désenclavement de la zone par la réhabilitation de la RIP 107 reliant Tsivory- Amboasary Sud, ayant rendu plus concurrentiel la collecte des produits agricoles, ne fait qu’améliorer la commercialisation.

Institutions du développement rural présentes dans la zone

En matière de développement rural, la zone du projet est sous la responsabilité de la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR) Anosy siégée à Fort Dauphin. Localement, le Poste de Vétérinaire de Tsivory et deux Zones du Génie Rural (Tsivory et Marotsiraka) représentent cette entité. L’Administration ne dispose qu’un faible nombre d’agent et arrive mal à assumer ses responsabilités par rapport à l’envergure de la zone et aux conditions locales de travail (accessibilité et moyen).

Une équipe du Centre National de la Lutte Antiacridienne (CNA) basée à Ambovombe avec un agent à Amboasary assure la veille permanente de l’évolution du fléau et chargée de sa maîtrise dans la zone.

En matière de recherche, depuis 2001, le projet travaille avec le centre de recherche appliquée au développement rural (FOFIFA) qui est un organisme public chargé d’effectuer des recherches appliquées au bénéfice du monde rural à Madagascar. Le centre dispose un agent permanent dans la zone sous la supervision et la directive des cadres chercheurs.

 

   
Etude oignon-ail version provisiore Rapport de campagne FAFAFI 02-03
Fiches variétales 03-04 sols du mandrare
Innovations introduites

 

 


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