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Généralités sur l’élevage

Contexte général

Le haut bassin du mandrare à travers son vaste terrain de pâturage naturel et ses conditions agrocimatiques offre un grand potentiel pour l’élevage en particulier les ruminants. Ses populations sont en réalité des agro pasteurs à dominance agricole pour certaines et pastorale pour d’autres. L’élevage est une pratique ancestrale, qui se transmet de génération en génération. Chaque type d’élevage a sa place dans la société. Il porte principalement sur les bovins, les petits ruminants (ovins et caprins) et les volailles. Les autres spéculations restent secondaires et limitées géographiquement que culturellement (porcins, etc.).

L’élevage bovin tient la place la plus importante. Le cheptel constitué essentiellement de la race zébus malagasy compte environ 120.000 de têtes. Les bovins sont partout présents, mais ne font que très rarement l’objet d’une exploitation rationnelle. Le cheptel constitue un mode de capitalisation en épargne sur pied. Le mode d'accumulation passe à travers la mobilisation des ressources issues de la vente des produits agricoles et de l'élevage de petits ruminants. Le troupeau marque la richesse et le prestige avant la considération à la contribution aux travaux agricoles. La productivité du troupeau destiné à la production de viande est très faible.

L’élevage caprin/ovin vient en deuxième position. On compte environ 100.000 têtes de petits ruminants dans la zone. Le cheptel est largement dominé par des races locales prolifiques et à viande. Généralement, les troupeaux se contentent des pâturages naturels. Les mesures prophylactiques laissent à encore à désirer. Ce mode d'élevage ne permet pas de valoriser pleinement le potentiel productif des animaux. Les animaux constituent une épargne et une ressource alimentaire facilement mobilisables que le zébu. Aussi, ils tiennent des rôles importants dans les cérémonies traditionnelles. Il convient de noter que l’élevage caprin/ovin va de pair avec celui de bovin.

L’aviculture extensive largement pratiquée par 70% de ménages constitue entre autres une des sources de revenus de la population. Il ne nécessite pas de moyens financiers importants et est pratiqué exclusivement par les femmes. C’est la source d'alimentation protéinée la plus consommée. L’abattage des volailles est fréquent dans le système d’entraide couramment pratiqué pour le repiquage et la récolte de riz. Les volailles sont de race locale, très rustique, élevées en liberté, sans soins particuliers ni pour l’alimentation et ni pour la santé animale. La peste aviaire est très courante dans la région et frappe les volailles presque tous les ans. La productivité des volailles locales est faible: croissance lente, taille petite, nombre d’œufs réduit.

L’insécurité (vols des animaux), l’absence d’un mécanisme stable en approvisionnement de produits vétosanitaires contre les maladies et les grandes épizooties (en particulier le charbon symptomatique) ainsi que la gestion peu rationnelle des pâturages représentent les principales contraintes. Il est à noter que avant le Projet, le taux de mortalité bovine, caprine et ovine était assez élevé et les infrastructures destinées à la couverture sanitaire sont rares.

Bref, les performances des élevages sont très faibles et cela semble dû essentiellement aux très bas niveaux de formation, de suivi sanitaire et de suivi technico-économique.

Néanmoins, le mythe de l’élevage traditionnel et contemplatif commence à se briser et s’effacer, tant dans l’esprit que dans la pratique, au vu des réussites de quelques éleveurs. Des potentialités non négligeables apparaissaient dès la préparation du PHBM-2, notamment en ce qui concerne: le changement d'attitude des éleveurs laissant espérer une meilleure conduite de leur élevage ; l'intérêt des éleveurs pour le renforcement des infrastructures sanitaires, tels que couloirs de vaccination ; le potentiel commercial de la région, déjà animé par des marchés intra- et inter-communaux hebdomadaires ; une bonne disponibilité de points d'abreuvement (cours d’eau permanent) hors accidents climatiques ; et une pratique de l'élevage des petits ruminants et des animaux à cycle court, moins sujets aux vols et plus facilement vendus que les bovins.

Objectifs du PHBM-2

L’objectif du PHBM-2 en matière de développement de l’élevage consiste à promouvoir un système de développement de système de production animale durable dans le souci d’une gestion durable des ressources naturelles et de valoriser la production. L’idée maîtresse est de passer, à moyen terme, de cet élevage principalement bovin, contemplatif, à un vrai secteur productif, générateur de revenu, visant le besoin du marché et contribuant pleinement à l’économie locale et régionale.

Résultats attendus et activités

Les résultats attendus sont les suivants :

(i) Des spéculations productives diversifiées et organisées en filière

(ii) La production animale améliorée à travers une meilleure couverture sanitaire et une amélioration zootechnique

(iii) des produits d’origine animale excédentaires en vue de la commercialisation tant au niveau local qu'extérieur.

Les activités entreprises par le projet rentrent dans le cadre du financement des initiatives communautaires à travers les appuis aux mini-projets d’élevage mais aussi des actions transversales et d'accompagnement. En d’autre terme, les actions visent à améliorer la production animale à travers le financement de mini-projets productifs d’élevage, l’amélioration de la couverture sanitaire des animaux, l’amélioration zootechnique et la mise en place d’une base solide d’organisation d’éleveurs.


Pour ce faire, le PHBM-2 à travers la cellule élevage rattachée au département développement Agricole durable dispose une équipe de six techniciens d’élevage (animateurs techniques de zone) dirigée par un Chef de cellule assisté par un ingénieur d’élevage.

Avancement succinct

Actuellement avec les soixantaines de couloirs de vaccination et les vingtaines de bacs détiqueurs construits dans le cadre des deux phases du PHBM, la zone est parmi celles les plus équipées. Le taux de vaccination bovine dépasse annuellement la moyenne de 80%. Une nette amélioration des conditions sanitaires des bovidés et des petits ruminants est constatée. Le cas de maladie charbonneuse bovine est devenu rare. A travers la collaboration des mandataires sanitaires et d’une soixantaine d’association d’éleveurs, l’approvisionnement en produits véto-sanitaires s’améliore progressivement. Toutefois, il est constaté que l’élevage aviaire et l’élevage porcin reçoivent moins de soins que les ruminants malgré la non maîtrise des maladies contagieuses répandues chaque année touchant ces espèces. Des efforts de développement de l'élevage de petits ruminants, reconnu « filière porteuse », ont débuté en 2005. 84 mini-projets d’élevage caprin/ovin ont été financé et ont pu bénéficier plus de 3000 éleveurs.

Parmi les premières mesures d’impacts relevées sont :

  • Amélioration des pratiques d’élevage

  • Baisse de la prévalence des maladies

  • Émergence de nouveaux acteurs collectifs et individuels

  • Émergence de nouveaux arrangements institutionnels

  • Amorce d’une idée de commercialisation groupée des produits


 

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