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Promotion des filières oignon et ail

Généralités

La diversification des cultures, la promotion des activités génératrices de revenu, l’amélioration nutritionnelle et le ciblage des groupes vulnérables en particulier les femmes et les sans terre sont parmi les raisons pour lesquelles le projet a développé la culture maraîchère dans le haut bassin du mandrare.

Le calendrier agricole ainsi que la potentialité agronomique dans la zone ont permis aux paysans de pratiquer cette culture en contre saison (mois d’avril jusqu’au mois d’octobre) aussi bien sur terres exondées de tanety adjencentes des cours d’eau que sur rizière.

Avant projet, la pratique de la culture maraîchère revient exclusivement aux femmes et aux enfants. Elle est pratiquée sur des petites parcelles. La superficie cultivée varie de 0.5 à 20 ares selon la famille et les zones. Les cultures sont dominées par des légumes feuilles, les tomates et les concombres mais aussi de l’ail et de l’oignon. Pourtant, la disponibilité des produits maraîchers sur le marché reste limité dans le temps et certains types de produits comme le chou, la carotte restent rarement disponibles.

Les techniques utilisées sont simples et les paysans n’utilisent que des petits matériels classiques comme l’angady (bêche), les cordes et les seaux pour l’arrosage. Rarement, ils utilisent de l’arrosoir. Les semences ne sont pas achetées. Elles sont autoproduites et parfois issues de la production antérieure ou provenant des échanges entre paysans.

Il faut signaler que la zone n’avait pas la réputation d’être une zone productrice d’oignon ou de légumes. Par contre, les zones avoisinantes, comme Mananovy dans le District de Betroka et Beraketa dans le District de Bekily ont déjà eu ce privilège. Des collecteurs viennent dans ces zones pour s’approvisionner d’oignon et d’ail.

La promotion de la filière oignon/ail

Les appuis du projet ont commencé dans la diversification de culture. Différentes sortes de semences maraîchères ont été introduites au début du projet.

A partir de la campagne 2005 et faisant suite à la revue à mi-parcours, l’approche est orientée beaucoup plus vers la stratégie filière. Différents paramètres comme le débouché, le prix, l’adaptation agronomique, la facilité de stockage ainsi que les expériences techniques des producteurs ont conduits au projet de retenir l’oignon et l’ail comme parmi les filières agricoles porteuses de la zone. Une étude a été menée pour confirmer et pour aider l’équipe du projet dans la promotion de ces filières.

La stratégie d’appui du projet consiste à favoriser la production orientée vers le marché, favoriser les accès aux services liés à la production et d’appuyer les paysans sur les aspects post-récoltes (stockage et commercialisation). La dimension de la demande est forte et apparemment soutenue tant qu’au niveau locale, nationale et voire même indianocéanique.

Les efforts dans la promotion de ces filières depuis l’année 2006 ont permis la zone de commencer à s’imposer sur le marché. Dans la région de l’Anosy et de l’Androy, elle est désormais reconnue comme zone productrice d’oignon pouvant concurrencer son voisin direct.

Techniquement, la culture d’oignon et d’ail ne présentent pas de difficultés particulières et constituent des cultures de rente motrices du développement du maraîchage. Par rapport aux autres spéculations maraîchères qui présentent des difficultés de stockage et de sensibilité aux maladies et insectes, les filières oignon et ail sont les plus recommandées face à l’éloignement du marché.

Financement de MP filière oignon/ail

Le projet a initiée la vulgarisation des cultures maraîchères par l’installation de champ école et des parcelles de démonstration au niveau de l’exploitant leader disposant des terrains et de l’eau favorable à la culture. Ces parcelles faisaient l’objet des visites et formations.

Le développement des activités a été intensifié à travers le financement de mini-projets productifs filières. Le financement consiste à appuyer les groupes de producteurs dans l’augmentation de la production d’oignon et d’ail. La contribution du projet porte sur l’appui matériel, en semences et en produits phytosanitaires mais aussi et surtout sur l’encadrement et de conseils techniques. Sur 697 mini-projets financés par le projet dans le cadre du développement de l’agriculture, 401 mini-projets soit 57% concernent de la production d’oignon et ail.

Bien que la capacité de l’arrosage limite la superficie cultivée et donc l’accroissement de la production, le projet a s’investi spécialement sur l’approvisionnement en arrosoir et sur la vulgarisation des techniques de petites irrigations. Plus tard, les demandes d’appui en arrosoir se sont évoluées en demande de pompe à pédale et actuellement en utilisation de petites motopompes. Afin de réduire les travaux d’arrosage, pour arriver à un changement d’échelle de culture et pour favoriser les arrières effets de la rotation culturale et du fumier sur rizière, la production maraîchère sur rizière était encouragée depuis la campagne 2007.

Les exploitations sont individuelles ou par ménage tandis que les producteurs s’organisent autour des groupements de producteurs pour faciliter l’encadrement, l’information et l’organisation des appuis. Chaque groupement est constitué en général de 7 à 30 membres. Il convient de noter que le financement de mini-projet n’est pas récurrent pour un groupement ni pour un exploitant. Chaque groupement est représenté par un leader avec un ou deux animateurs techniques villageois (animateurs relais) chargés de la mobilisation et l’encadrement technique des membres. Ces animateurs relais ont été formés en techniques agricoles pour intensifier et multiplier les conseils donnés par les techniciens du projet.

Les cultures sont pratiquées sur plates bandes de 1m X 5m. Le projet a diffusé des semences certifiées d’oignon de variétés différentes comme Red créole, Rouge de Tana, Violet de Garmi, Noflaye, Rouge orient F1 250000 et 100000 ainsi que d’autres variétés. Les semences d’ail sont issues localement. A part l’utilisation des semences améliorées, le paquet technique recommandé est le semis en ligne de 15cmX15cm, l’utilisation du paillage, apport de fumier de ferme, le sarclage et binage à temps, le respect de l’arrosage, suivi et traitement des maladies et parasites et l’attente d’une bonne maturation de bulbe. Il convient de signaler que des difficultés liées à la disponibilité de semence se sont rencontrées au cours de la période de l’approvisionnement. Le rendement moyen obtenus est de l’ordre de 25 tonnes/ ha pour l’oignon et de 15 tonnes /ha pour l’ail.

En terme de production, le tonnage des produits maraîchers ne cesse pas d’augmenter ces dernières années : 189 tonnes en 2004, 300 t en 2005 et 320 t en 2006 malgré le déficit pluviométrique et environ 500 t en 2007. Ces chiffres marquent ainsi l’intérêt important attaché par les producteurs et le marché envers ces filières. L’augmentation des effectifs des producteurs suit cette tendance en passant de 2046 en 2006 au 3800 en 2007. En terme de superficie, certains exploitants arrivent actuellement à cultiver plus d’un hectare de terrain.

Appui post récolte

La promotion de la filière intègre aussi les appuis aux activités post récoltes. Il s’agit du stockage et la commercialisation.

Une seconde génération d'appuis aux groupements de producteurs a été engagée afin de favoriser l’écoulement des produits mais aussi de favoriser l’environnement économique et technique pour le développement de la filière.

Ainsi, cinq bassins tampons sur trois sites et trois magasins d’entreposage (stockage puis vente) sont construits. A part ces appuis infrastructurelles, un responsable d’appui à la commercialisation a été mis en place au sein du projet pour appuyer les producteurs sur les activités post récoltes. Ces activités concernent les points suivants :

  • Etudes filières

  • Organisation des producteurs

  • Formation

  • Intermédiation entre opérateur et producteur

  • L’information commerciale

  • Promotion de produits et publicité

Des opérateurs ont été contactés et venus dans la zone pour la transaction commerciale d’oignon et d’ail. Des formations ont été tenues en matières de normes et qualités, en calcul de prix de revient, en marketing agricole et établissement de plan d’affaire et la gestion de l’exploitation. Des comités de commercialisation commencent à s’émerger pour une meilleure organisation de vente de produits. Des supports médiatiques (affiches, brochures, fiches, dépliant, spots radios, film video…etc) ont été conçus et diffusés avec la collaboration de la cellule communication afin de renforcer les informations. Certains paysans ont eu de la chance de participer à des évènements économiques comme les FIER MADA et aux visites d’échange en dehors de la zone du projet.

Bref, le développement de la filière maraîchère dans le haut bassin du mandrare a su un plus grand essor. Un grand nombre de ménage pratique les cultures maraîchères dans le but de l’amélioration de revenu et nutritionnelle. Suite aux appuis matériels, infrastructurels et en conseils agricoles effectuées dans le cadre de la vulgarisation, la superficie et la production ont enregistré une nette augmentation. Les producteurs affirment même que le revenu procuré par la vente d’oignon et d’ail dépasse celui des autres spéculations traditionnelles (paddy, manioc). Il est incontestable que le développement de cette filière a beaucoup contribué à l’amoindrissement des effets néfastes du déficit pluviométrique en 2006 dans la zone.

   
Etude oignon-ail version provisiore Rapport de campagne FAFAFI 02-03
Fiches variétales 03-04 sols du mandrare
Innovations introduites

 

 



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